Avec l’intérêt croissant des Français pour la maison écologique, certains concepts se distinguent dans l’imaginaire collectif comme symboles de la maison respectueuse de l’environnement. Parmi ces symboles, je pense aux panneaux solaires largement mis en avant par les médias.

Autre concept très prisé souvent pour son esthétique : la toiture végétalisée.

Savez-vous de quoi il s’agit ? Quels sont les avantages de ce principe ? Côté performance, la toiture végétalisée est-elle utile pour nos maisons ?

C’est parti pour un tour d’horizon en 5 points !

Toiture végétalisé, rien de nouveau sous le soleil !

Au risque de vous décevoir, il faut avouer que la toiture végétalisée n’a rien de novateur en soi. Une fois de plus, nous avons « recréé » ce qui existait d’ores et déjà… Effectivement, on trouve ce genre de toitures partout dans le monde car cette technique est utilisée par certains pays depuis des millénaires (la préhistoire pour être précis). En France le toit végétalisé est revenu à la mode notamment au travers d’initiatives de villes. A Paris, par exemple, le toit et/ou le mur végétalisé est rendu obligatoire si une surface végétale minimale n’est pas prévu au sol lors de la construction d’un bâtiment.

Le principe de la toiture végétalisé

C’est le verdissement d’un toit ou d’une toiture à faible pente (jusqu’à 35° et rarement plus) par une couche végétalisée allant du tapis pré-végétalisé au système complexe de station d’arrosage automatisée.

Les avantages :

Au niveau écologique et sanitaire, cette toiture permet une grande humidité permanente et donc une fixation des poussières et pollen. La pollution est aussi captée par le toit via cette humidité et permet alors de nourrir les plantes, insectes et autres bactéries qui vivront sur votre toit. Les plantes favorisent aussi le traitement du dioxyde de carbone dégagé par votre maison en oxygène par le biais des plantes. Une toiture végétalisée a un impact bénéfique sur le climat et le microclimat et donc sur la santé et le bien être des habitants.

Heureusement, les effets bénéfiques ne touchent pas que les habitants humains ! Effectivement, mettre en place un toit végétalisé crée un écosystème et amène de la vie animale et végétale et favorise la biodiversité en ville. Côté eaux de pluie, le toit végétalisé favorise la filtration des eaux de pluie « calmant » un peu la pollution et aidant aussi à « éponger » l’eau.

Les toitures végétalisées offrent aussi un avantage au niveau technique permettant une étanchéité qui dure plus longtemps avec l’absorption des rayons ultraviolets, du rayonnement thermique solaire et conservant ainsi les membranes d’étanchéité. Elles servent aussi à éviter les chocs thermiques sur le bâtiment puisqu’elles réduisent les variations de températures de 40%. Cela apporte une grande inertie thermique au bâtiment et permet des économies de chauffage et une isolation phonique importante.

Ces toits, enfin, sont utiles à la filtration de l’air, et améliorent donc sa qualité ce qui pour les  habitants représente une qualité d’air et donc de vie améliorée.

On ne peut conclure sur tous ces avantages sans mentionner la qualité esthétique de cette toiture, à laquelle vous l’aurez compris, je suis très sensible.

Les inconvénients :

L’un des inconvénients majeur est le fait que ces toitures ne peuvent être installées sur des toits à forte pente. De plus, on ne peut nier qu’avec toutes ces « ajouts », le toit est très épais et prend plus de place qu’un toit normal (pour ma part ce n’est pas un ennui…). Enfin, il y a le problème de prix. Ces installations peuvent coûter jusqu’à 4 à 5 fois le prix d’un toit « normal ». Apparemment, un « bonus écologique » serait en cours de création.

Conseils pour construire sa toiture végétalisé :

J’ignore si le concept vous a conquis, mais voici quelques conseils en vrac pour réussir la pose d’une toiture végétalisée.

La structure du toit doit être évidemment très résistante car le poids de cette toiture n’est pas négligeable. Il faut aussi savoir que ce n’est pas possible d’installer ce principe si votre pente de toit est trop importante et prévoir un accès pour l’entretien de votre toit. Installez sur votre structure portante une bonne étanchéité (elle doit être parfaite et doit pouvoir résister aux racines etc.). Ajoutez ensuite la couche de drainage et de filtration qui sera modifié en fonction de la pente du toit. Le substrat qui suivra devra être bien perméable à l’eau tout en étant capable d’en faire la rétention. Enfin la couche végétale est mise en place sur ce socle.

Côté épaisseur, vous avez le choix ! Voici ce qui se fait généralement en termes de « végétalisation » de toit :

  • La plantation extensive (10 à 15 cm): ici peu de plantes seront installées et donc l’on n’aura presque pas besoin d’arroser pour un résultat rapide de verdure.
  • La plantation semi-extensive (15cm) qui nécessitera d’être arrosée en général par un système de goutte-à-goutte. Avec ce genre de plantation, il est possible de mettre en place des légumes voir même de petits arbustes si la pente le permet.
  • La plantation intensive (de 1 à 2 m de profondeur) où en général sont plantés de petits arbres fruitiers etc. Ici aussi, la pente de toiture est un facteur important. Un arrosage automatique sera mis en place.

On l’aura compris des petites herbes aux arbres fruitiers, la toiture végétalisée offre une multitude de possibilités. Alors chez vous, à quand les légumes qui poussent en l’air ?

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